
Voici le récit de la fin de mon voyage à vélo, réalisé durant l’été 2020. Pour quitter Paris j’abord emprunter la véloscénie jusqu’à Chartres , la vallée du loir jusqu’au Lude, puis j’ai traversé la sarthe et le mayenne jusqu’à Rennes et je suis descendue au sud pour récupérer la côte sauvage Atlantique de La Roche Bernard jusqu’à St Brevin.
Je suis arrivée à la gare de Bercy par le bus (apèrs avoir terminé la vélomaritime) et j’ai passé le week end à Paris, dans l’appartement d’une amie en vacances jusqu’à dimanche soir. Me voici donc dans son petit nid à Montmartre , mon quartier péféré de Paris, tellement romantique!





J’en ai profité pour faire quelque chose qui me faisait envie depuis longtemps… Un ptit tour des célébrités décédées 🤣. Michou, Dalida, Jacques Demy et Agnes Varda…






Comme tous bons cyclistes qui se respectent , je rêvais d’aller en vélo à la tour Eiffel . C’est chose faite et au détour d’une rue j’ai même eu un message subliminal!😊




J67 Paris > Versailles, 41kms
Lundi matin, j’ai eu le temps de croiser Laure , rentrée la veille à 3h du matin la pauvre suite à un connard qui n’avait pas voulu mettre son masque dans le train. On petit-déjeune ensemble.
Me voilà donc repartie via l’arc de triomphe en direction du bois de Boulogne. Parc gigantesque, la légende dit que ses bois regorgent de petites « fées » , j’en croise justement une à peine arrivée. Après la forêt domaniale de Saint Cloud ,qui sert de décor de cinéma, j’arrive enfin à Versailles. Je passe devant les écuries du château et aperçoit le portail du château! je suis émerveillée.




Je m’empresse de rejoindre Saint-Cyr-l’École où Antoine, mon hôte du jour m’attend pour déjeuner avec son amie. Il nous a ramené des quiches et des tartelettes au citron et au chocolat de la boulangerie où il travaille. Vraiment délicieux! Cet après-midi, il répète des exercices de théâtre alors je repars visiter vers Versailles le château est fermé le lundi néanmoins les jardins me coupent le souffle par leur beauté! dire que ça a été crée il y a 400 ans c’est juste fou!




C’est beau, c’est gigantesque, c’est vraiment trop trop beau. je suis ébahie, c’est presque euphorisant tant je suis enthousiaste. Pour terminer cette visite en beauté , je m’offre un macaron devant la statue de Louis 14.




En rentrant , j’ai vu un chevreuil dans les bois. Je rentre dîner avec Antoine. Il m’a fait une énorme plâtrée de pâtes avec un mélange de maïs de tomates et de thon, je me régale; au dessert de la compote maison, le tout agrémenté de pommeau et de cidre, je suis vraiment chez un Normand. Merci à mon ami Xav de me l’avoir fait rencontrer.


J68 Versailles > Chartres, 88kms
Après un petit déjeuner avec Antoine, je continue ma route en direction de Chartres sans prendre le détour de 20 km qui me ramènerait sur la véloscénie et dans la vallée de la Chevreuse. Je choisis donc de suivre mon GPS qui va me mener sur le long de la départementale, vraiment pas agréable et il y a beaucoup de vent. Je mets mon K-way ,mon tour de cou et mes écouteurs pour me protéger du vent. Ce matin, petite parano, j’avais un peu mal à la gorge et le nez qui coule et j’ai bien cru avoir le covid.




J’arrive par la forêt et au bout de 30 km à Rambouillet et son Château magnifique! Le jardin donne sur un lac🤩 . Construit en 1374 , la splendeur et la solidité du château me laisse admirative… Quand on voit des immeubles qui n’ont pas 20 ans s’effondrés dans le centre de Marseille , ça laisse songeur sur la qualité des constructions d’aujourd’hui. Pour le déjeuner, Je m’achète une tartine chaude à la boulangerie et une barquette de carottes râpées à la boucherie. Je mange mon déjeuner sur la route au milieu d’un champ faute de trouver mieux. Mauvaise orientation en suivant le fléchage, je me perds pendant une heure dans les champs autour de Gazeran. Subitement le vent se lève et il joue avec moi comme un petit frère qui s’énerve les Playmobils de sa soeur… Mentalement c’est un peu dur!
Je passe par la ville d’Epernon, dont la mairie est sublime. Plus loin, Maintenon est son château , malheureusement je ne peux pas m’approcher sans payer.




J’arrive à Chartres , le centre ville est un peu en hauteur, je persiste parce que j’aimerais voir la cathédrale, qui vaut vraiment le détour! Les sculptures des arches sont si minutieuses!


Ce soir, je dors chez Tony , mon hôte couchsurfing.
J69 Chartres > Châteaudun, 60 kms
Décollage à 8h30 en même temps que Tony qui part au travail.

Je m’arrête dans une boulangerie pour acheter des Mentchikoff (spécialités locales) je les dégusterez avec papa et maman à Château-la-Vallière dans quelques jours. Je me rends très vite compte que je vais avoir du vent sur la route, comme Tony me l’avait annoncé. Vent de face à 30 km/h, je vais suivre le GPS et non le fléchage ce qui va me faire gagner 15 km; je vais suivre la route des blés en Beauce ce qui signifie que je coupe à travers champs .

Le vent joue sur mon mental. J’arrive à Bonneval difficilement au bout de 37 km et après 5 km de RN10 ultra dangereuse avec un vent latéral et des camions qui me frôlent , je cramponne le guidon de Jeannette de toutes mes forces je ne fais pas la fière. Bonneval est surnommée La Petite Venise Venise de Beauce, en effet cette rivière passe autour de toute la ville c’est vraiment très jolie il y a même des restes de fortifications.



Il me reste encore 15 km jusqu’à Châteaudun, ville perchée en hauteur, notamment le château, l’entrée est à 6,50 €, je ne vais donc pas le visiter. je fais le tour de la ville pour avoir une meilleure vue et faire une jolie photo. je suis éreintée par le vent, psychologiquement et physiquement. J’arrive chez Patricia (la cousine de Maman qui m’héberge ce soir) pour déjeuner, il est 15h30 je suis crevée.


Après un petit tour de ville, j’ai droit à un petit apéro. Après diner , je ne tarde pas à me coucher.

J70 Châteaudun > Chahaignes, 75 kms
Après avoir petit déjeuner avec Patricia et Bruno, je prends la route en direction de Cloyes, j’y arrive à rester rapidement après 15 km.

Je fais quelques commissions à Carrefour Express puis me rends à la gare pour prendre mon billet de train qui me mènera à Vendôme.



J’ai une heure d’attente j’en profite pour déjeuner à 11h30 une bonne boite de sardines. J’embarque dans le train et en 20 minutes me voici à Vendôme. J’y fais un petit tour et en profite pour boire une menthe à l’eau surtout pour accéder aux toilettes du café 😊.





En direction de Chartre-sur-le-Loir, je fais une halte par le village troglodyte de Troo. J’accède d’abord à une grotte pétrifiante où s’accumulent les stalactites. Puis je monte sur la butte pour avoir une vue panoramique sur les environs et voir de plus près le « puit qui parle »; ALERTE SPOILER on dit qu’il parle parce qu’il renvoi un écho.



j’arrive à Chahaignes chez Jocelyne la maman de Patricia la femme de François Doray qui lui-même était le fils des cousins de maman qui ont été tués dans les bombardements de 1944 derrière chez Mamie Jeannine (triste anecdote que j’entendais enfant et qui m’a toujours passionné). Patricia nous a rejoint pour la nuit, Apéro et dîner au programme.

J71 Chahaignes > Château la Vallière, 41 kms
Aujourd’hui petite journée en prévision. Je quitte Jocelyne et Patricia direction Château-du-Loir. J’y arrive au bout de 13 km je m’attendais à y voir un Château mais y avait rien à part le musée de la cafetière (6 € l’entrée) . Pas grand-chose à voir dans cette ville.
Je traverse les village de Nogent sur le Loir et de Couesmes où je tombe raide amoureuse d’un âne. Il me voit passer à côté de son champ et se met à courir vers moi! Incroyable! Je m’arrête, enjambe le fossé et lui caresse la truffe tant en m’extasiant sur la sympathie de la bête. Il me montre ses dents et secoue ses oreilles, j’ai l’impression qu’il me fait du charme ! Quelle rencontre merveilleuse, je la grave dans ma mémoire pour l’éternité, c’est ça le bonheur simple.



Enfin j’arrive à Château-la-Vallière! J’avais rêvé depuis longtemps d’aller montrer ma bicyclette à Mamie Jeanine. Maman et Papa m’attendent dans la maison de Mamie. Maman est assise sur le rebord de la fenêtre de la salle à manger, comme le faisait souvent Mamie pour guetter notre arrivée. Elle a acheté de la rillette et des rillons, miam! Il y a aussi des coquilles Saint-Jacques, ahhh je me régale.



Cet après-midi je vais donc montrer ma bicyclette à Mamie Jeannine, en route pour le cimetière avec quelques fleurs.



J’en profite ensuite on va faire un tour du lac , je ne me rappelle pas l’avoir un jour fait. Peut être petite… Ce lac c’est celui où Maman et ses soeurs ont appris à nager, il y aune petite plage artificielle mais en ce moment fermée pour cause de Covid.



Autour du lac , il y a une forêt, c’est très agréable. la promenade est assez longue elle doit faire 4 ou 5 km. Du lac , on aperçoit , la maison de retraite où Mamie était. Nous avons pris sur la terrasse de la maison de retraite , d’innombrables goûters avec une vue magnifique sur le lac.🥰
J72 Château la Vallière > Sablé sur Sarthe, 59 kms
Levé tranquille en compagnie de papa et maman; nous petit déjeunons tous les trois. Ça m’a fait du bien de les revoir ça fait du bien d’être seule avec son papa et sa maman et de profiter de leur compagnie. Je ne les avais pas revu depuis un mois, finalement ils m’avaient quand même bien manqué. Nous chargeons bagages, vélo et mon copain Noukie,


Papa et Maman me dépose au Lude devant le château.



Ce château est un vrai petit bijou! En reprenant la route, un petit minou me fait des coucous derrière la fenêtre.

En direction de La Flèche, il y a un parcours balisé tout du long, un peu ennuyeux car peu de choses à voir mais à l’abri des voitures. J’aperçoit le long de la route une procession chrétienne.


À la flèche, circulez y a peu à voir, j’achète un bout de pain et je trace la route en direction de sablés s/ sarthe.



Maquereau et pain pour le déjeuner au détour d’une forêt devant le chêne au diable. La pancarte dit qu’ à l’époque les gens étaient pendues ici, bonjour l’ambiance… Les âmes qui errent autour du chêne ont pas dû voir beaucoup de gens pique niquer dans le coin… En attendant à l’abri sous les arbres, j’évite un peu la pluie.


Je repars à la hâte car un mec un peu trop bizarre à mon goût vient de se garer non loin de moi, à force d’écouter les replays de l’heure du crime , je finis par psychoter…
Ce soir je dors chez Killian et Marlène. Killian était mon maître de stage à Londres alors que j’étais dans ma dernière année d’étude. On ne s’était pas revu depuis 5 ou 6 ans.
J73 Sablé sur Sarthe > Laval, 58kms
Kilian et Marlène, le parfait petit couple depuis 17 ans, ils ont passé quasi la moitié de leur vie ensemble.🥰Ils ont trouvé la recette du bonheur: respect, écoute, tendresse; ils sont beaux à voir.

Je passe par le centre ville de Sablé s/ Sarthe puis par les petites routes de campagne puisque le GPS m’indique de passer par la nationale et qu’il n’en n’est pas question! J’ai pas l’intention de me faire écraser aujourd’hui. Je passe différents villages sans grand intérêt et quasi désertique en ce dimanche de fin d’été.

La route a été d’un ennui mortel tout du long mis à part quelques châteaux ça et là. Vraiment rien d’intéressant, j’ai enchaîné les podcast RTL pour passer le temps.


J’arrive enfin à Laval sur une très très grosse côte et forcément et une longue descente par la suite. J’espère que je n’aurai pas à repasser par là demain… Je fais un petit tour du centre-ville que se fait rapidement; une abbaye, un château, c’est pas très funky mais joli. La ville est traversée par la Mayenne, ça me paraît pas très vivant , nous sommes le dimanche juste avant la rentrée les gens sont tous chez eux et le temps est vraiment automnale.





Je loge ce soir, chez l’oncle et la tante de mon ami Christophe à la sortie de la ville. Au dîner, leur fils et son ami se joignent à moi, nous dînons en famille😊
J74 Laval > Rennes, 69 kms
Fraîchement à la retraite, Jean Yves s’est mis à la confection de confitures, elles se marient parfaitement avec les croissants et petits pains que Guillemette me sert au petit déjeuner. Jean Yves m’emmène faire un dépistage de Covid (les tests sont tendances à Laval cet été😂) et me dépose ensuite à la sortie de Laval ce qui me fait gagner une bonne dizaine de kilomètres!



S’ensuit un trajet au milieu des routes de campagne peu intéressantes mais où je trouve un troupeau de vaches devant lequel je m’extasie comme à mon habitude. Quand subitement, là derrière moi au stop, une voiture, un break noir s’arrête. Le conducteur passe un peu la tête par la fenêtre et me fait un mega sourire! Alerte rouge, j’ai trouvé mon prince il est là en face de moi! Mon Dieu qu’il est beau! Tout à fait mon style; barbe, cheveux longs, pile comme je les aime! Il me dit « ohlala ça donne envie de partir en vélo »! j’ai failli en faire tomber ma Jeannette. Oulala bah moi ton sourire, ta beauté et ta spontanéité me donne envie de t’épouser sur le « champ ». J’ai pas pu m’empêcher de lui rétorquer « bah allez faut pas se priver ! Venez donc avec moi ! ».


Je m’arrête à Saint-Pierre-la-Cour pour acheter un petit bout de pain pour accompagner ma rillette de sarthe et…. des crêpes (oui ça y est je suis revenue en Bretagne!). J’arrive ensuite à Vitré, village historique et magnifique château, j’y étais venue il y a 8 ans avec mon ex.


Puis je passe à Chateaubourg, puis Servon s/ villaine où je décide de prendre le train sur les 20 derniers km afin de pouvoir visiter Rennes tranquillement et économiser mes cuisses et mes mollets. Me voilà donc à Rennes que je vais visiter par son centre ville, son parlement, son opéra… En ce lundi d’avant rentrée, il est 18h30, les bars sont blindées ! Les étudiants sont prêts à faire leur rentrée. Ce soir dodo chez Luc et Alice, sympathiques warmshowers qui m’hébergent à la limite de St Jacques de la lande. Je leur apporte le dessert en provenance de la pâtisserie le Daniel, meilleur ouvrier de France, des kouign Aman.




J75 Rennes > La Gacilly, 70kms
Départ de Rennes autour de 9h30 après avoir pris le petit-déjeuner avec Alice et son sublime sourire ! Sa joie de vivre et sa bonne humeur sont contagieuses!. J’enfourche Jeannette en direction de La Gacilly, je vais longer la voie rapide puis les petits villages de Guignen et Guichen.





J’arrive enfin à la Gacilly, le festival de photos bat son plein. Cette année, c’est l’Amérique latine qui est à l’honneur.






La Gacilly est aussi le chef lieu de l’entreprise Yves Rocher. Je m’arrête à la boutique. J’achète des pralines de Rochefort-en-Terre, j’y passerai sûrement demain mais au moins l’achat est fait.


J arrive chez Ludivine, une amie de Solenn de l’association ma parenthèse. Ils habitent un lieu dit à Glenac, au sud de la Gacilly. Elle vit avec Mickael, son mari et ses 2 enfants Colline et Marius (11 et 9 ans). Les 2 enfants sont extrêmement timides. Après une bonne douche, j’ai droit à l’apéritif ! On se racontent nos vies. Ça me rassure car Ludivine, 40 ans m’explique qu’elle se cherche toujours professionnellement… Au dîner, lasagnes et glace. Colline parle peu mais écoute toutes mes histoires de voyages et de cancer.
Je me sais de retour en Bretagne car mon téléphone ne capte plus ! Incroyable ! Les murs de la maison doivent être trop épais pour la réception 4G.
J76 La Gacilly > La Roche Bernard, 59 kms
Après un bon petit déjeuner avec croissant et brioche, je quitte Ludivine et Mickaël. Seul Marius est réveillé, Coline dort encore; la rentrée des classes est fatigante.

Je récupère facilement le canal de Nantes à Brest. Il est toujours aussi beau et avec la météo, le paysages reflète parfaitement dans le canal, c’est juste magnifique.



Je bifurque vers la gauche pour récupérer une départementale et je manque de me faire agresser par un chien. Le bestiau charge vers moi , d’une patte décidée. Je hurle, le maître qui est en face de moi me dit de pas bouger. « Pas de problème, il est gentil » dit il. Oui bon il grogne quand même… Bon en fait j’ai à faire au même caractère que mon Noukie, il aboie fort mais ne mord pas. Une petite caresse sur son museau et je repars.
2 km plus loin me voici enfin à Rochefort-en-Terre, j’avais très envie de voir ce village dont j’avais souvent entendu parler notamment pour les fêtes de Noël. Elu village préféré des Français en 2016 et plus beaux détours de France. En effet ça vaut le détour, ce village à garder son âme médiéval avec ses petites maisons en pierre et ses différents commerces artisanaux. J’en profite pour prendre une crêpe et une galette à emporter 7,50 € la formule avec la boisson c’est pas cher, on va pas se priver!





Mon GPS me dit de couper à travers forêt , il fait frais et j’entends les petits oiseaux, en route vers La Roche-Bernard! Je finis difficilement la journée… Trop de côtes, tue la côte!… Je suis fatiguée physiquement et nerveusement. Trop de voitures qui passent à vive allure…



Ce soir, je dors chez Bruno et c’est toujours le réseau de l’association ma parenthèse (pour laquelle j’ai crée une cagnotte). Bruno était en école d’infirmier avec Solenn, une des fondatrices de l’asso. Nous dînons en famille avec ses 2 filles.

J77 La Roche Bernard > Piriac, 68 kms
La maison de Bruno est calme , tout le monde est partis travailler sauf Lila qui vient juste de se réveiller pour m’ouvrir la porte. Tout comme la veille mon vélo fait un bruit bizarre, comme un bruit de frottement et quand je prends des côtes j’ai l’impression que le vélo freine tout seul! C’est pas possible,ça dure depuis La gacilly . Il me faut bien environ 1h pour parcourir 7 km. En quittant Nivillac je croise un couple de vélo-voyageurs, je les arrête et leur demande conseil sur mon frottement. Ils pensent que mon garde-boue frotte, Ludivine m’avait dit la même chose à la Gacilly. En enlevant les sacoches on se rend compte que le bruit de frottement disparait. J’avais fait exactement le même procédé, mais ce n’est qu’aujourd’hui que ça me saute aux yeux! Il manque une vis au niveau de mon porte bagage. Je remets une et c’est reparti!
J’arrive donc à La Roche-Bernard, c’est jour de marché, les rues sont animées. Depuis le calvaire, il y a une vue panoramique sur le port. C’est là que je rencontre Jean-Yves un autre vélo voyageur, en discutant j’admire sa bicyclette et j’aperçois un autocollant qui me paraît familier « passion vélo en dodo ». JCa alors! On fait parti du même groupe facebook!



Prochaine étape, Pénestin capitale de la moule de bouchot et spot à parapent!


Arrivée à Piriac, je rejoins ma copine Flo pour un verre en ville. Puis je rejoins Patrice et son épouse, amis d’Antoine qui m’a hébergé à St Cyr. Ils sont en vacances dans leur résidence secondaire et ont la gentillesse de m’accueillir pour la soirée.



J78 Piriac > Saint Brévin les Pins, 70 kms
Après un bon petit déjeuner en compagnie de mes hôtes,

je repars en direction de Pen Bron, magnifique péninsule de la Turballe où se trouve un ancien hôpital et aussi le tristement cimetière des enfants.



Depuis le bout de Pen Bron , nous sommes juste en face du Croisic. L’été, il y a un passeur qui fait la navette entre les 2 terres.


Je reprends la route en direction de Guérande et je longe ses marais salants.


Arrivée à la ville fortifiée, je me demande pourquoi je n’y vais pas plus régulièrement tant cette ville est belle!




En arrivant à Batz sur Mer, j’admire la chapelle du mûrier désormais en ruines.


A partir de Batz, je longe ce qu’on appelle « la côte sauvage ».


J’atteins ensuite Le Pouliguen, d’où je rejoins rapidement La Baule.




Arrivée à Pornichet, je fais un arrêt par le non moins célèbre BIDULE. Fameux bar , qui hors période de Covid, est un haut lieu de convivialité de Pornichet. Un must Stop lors de votre visite à Pornichet. En direction de Pornichet, je fais une halte à la plage de Mr Hulot. Plage connue comme la plus belle de Saint Nazaire. Celle-ci porte encore le souvenir de Monsieur Hulot, héros du célèbre film que Jacques Tati a tourné ici, au début des années 1950.



Saint Nazaire ville n’a pas beaucoup de charmes en soit , mais je repère quelques panneaux à l’effigier de Tintin et ça, ça me plait! Je rejoins la gare routière pour monter à bord du bus qui me fera traverser le pont de Saint Nazaire! Oui je le passe en bus, je ne suis pas suicidaire.



Le bus me dépose directement dans le centre de Saint Brévin les pins, où je vais dormir ce soir, chez les parents d’un ami, Anne et Claude. Ce soir croque monsieur bien copieux 🙂

J79 Saint Brévin les Pins > La Montagne, 52 kms
Anne et Claude m’ont accueilli comme leur fille. Elle est très sportive et dynamique et me propose de m’accompagner un peu ce matin. Nous nous arrêtons au serpent de mer, c’est un peu la tradition à chaque passage à Saint Brévin.





Anne m’accompagne avec sa bonne humeur légendaire jusqu’à Corsept. Nous admirons les pêcheries et en fond de paysage le pont de St Nazaire.



Là bas je rencontre Robert et sa vache, il explique être en voyage avec elle… Bon en fait , je lirais 2 jours plus tard qu’il s’agit en fait d’un spectacle de rue. L’idée est originale.

Je connais bien la route qui me ramène à Nantes pour l’avoir déjà faite plusieurs fois. Je passe donc par le village de Paimboeuf et du Pellerin pour la 2ème fois de l’été. Ce qui diffère depuis mon dernier passage , c’est l’installation d’une ZAD sur la zone du carnet.




Pour changer un peu de paysages et donner un peu de pep’s à mon après midi, je prends le Bac du Pellerin qui m’emmène à Couëron, que je n’ai jamais parcouru en vélo.



Je dors ce soir à La Montagne , de l’autre côté de la Loire, je vais donc reprendre le BAC à Basse Indre. Je dors ce soir chez la tante de mon beau frère.


J80 La Montagne > Haute Goulaine, 30 kms
Voici un parcours que j’ai là aussi déjà parcouru plusieurs fois. Nous sommes au dernier jour de mon tour de France à vélo qui m’aura pris tout l’été.

Je file donc en direction de Nantes, et comme le veux MA tradition , un tour par Trentemoult. En traversant le pont des 3 continents, je roule sur une toute nouvelle piste cyclable colorée.




J’arrive au Hangar à Banane et je passe dire bonjour à mon éléphant chéri!



j’en profite pour visiter le « voyage à Nantes » dont je n’ai pas pu voir les œuvres cette année puisque j’étais sur la route. Ma soeur de Tahiti est rentrée pour les vacances alors pour fêter son retour, j’achète chez Debotté, les pâtisseries préférées de la famille, des barquettes aux marrons.






Je m’arrête chez ma sœur nantaise pour récupérer mon neveu, il va me suivre jusque chez sa grand mère avec son vélo, il aura bien mérité son déjeuner!



Bien sûr , il en a vite marre, alors pour le motiver on s’arrête dire bonjour aux ânes et jouer un peu sur l’île forget, où ce week end, un festival de food trucks , bat son plein.



Nous voilà en quelques coups de pédale , arrivés à la maison. C’est ainsi que se termine mon voyage de 3 mois sur mon vélo. J’ai dû mal à croire que j’ai réussi un tel challenge… Je vous réserve dans un prochain article , un bilan chiffré de mon voyage.



