Fin de la via Rhôna, aprés avoir passé le week end chez ma copine Clem à Marseille, j’ai pris le train de l’Estaque jusqu’à Arles. C’est là que je vais récupérer l’itinéraire officiel de la méditerranée à vélo.

J20 Arles > Marsillargues, 58kms
Je suis entrée dans la région Occitanie. La journée démarre difficilement… je suis malade je vais trois fois au toilette et j’ai très mal aux intestins. Clairement, le steak ingurgité à 23h30 la veille n’est pas digéré…

Je suis entrée dans la région Occitanie. La journée démarre difficilement… je suis malade je vais trois fois au toilette et j’ai très mal aux intestins. Clairement, le steak ingurgité à 23h30 la veille n’est pas digéré…


C’est un monsieur dans le wagon qui m’a vu galérer, qui s’est levé et qui est venu m’aider. Sympa!
En arrivant à Arles, je rencontre un homme qui ressort de la gare en sueur… »Alors on a pris une suée?! ». Il me répond « oui j’ai loupé le train, le temps de défaire mes sacoches pour monter mon vélo, le train était parti… » Penses tu que le contrôleur aurait retenu le train?!.. Si j’avais su j’aurais retenu la porte… On discute un peu il vient d’Annecy et il rentre en urgence car son chômage partiel est terminé il doit retourner au travail. Les boules… Lui aussi a trouvé que la portion Arles / Port-Saint-Louis était un ennui mortel.
Retrouver le fléchage EuroVelo 8 depuis le centre ville n’est pas facile… Merci Komoot!
C’est à Fourques via des petites routes de campagne que je récupère la véloroute.
J’aperçois un ragondin traversé la route et de grands oiseaux dans les champs; puis bientôt les vignes des costières, ça sent le rosé!

Je me ravitaille en eau dans le bourg de Saint-Gilles, qui en ce dimanche après-midi, a ses terrasses bondées. Un monsieur pour le moins bien alcoolisé me tiens la grappe une bonne demi heure pour me dire que ce que je fais c’est génial, qu’il adorerait faire ça mais qu’il est trop occupé à siroter du rosé en terrasse!! Et bien Santé, le villageois! Mais avec modération parce qu’il est 16h et t’as l’air déjà bien attaqué…
8 km plus tard, je crève de soif, il fait tellement chaud que j’ai déjà sifflé 1L4 d’eau en 3/4 d’heure…
Je m’arrête après le petit village de Franquevaux, qui est d’ailleurs très mignon et surtout très fleuries, mais il semblerait que quelqu’un ait oublié de refermer les arènes… Y aurait il un taureau en liberté dans le coin? Le rose ça les excite autant que le rouge?!! Allez Jeannette, vite on se tire!



Plus loin, j’aperçois par la fenêtre une femme dans sa cuisine, elle est en train de ranger son frigo. Au culot, je m’arrête devant sa fenêtre pour lui demander de l’eau. Vraiment très sympas, un joli petit accent anglo-saxon qui me déclenche de suite l’envie de jacasser en anglais. Elle me propose même des glaçons dans mon eau et instantanément au-dessus d’elle, une auréole d’ange! Sa gentillesse me fait un bien fou en comparaison du nombre de c*%$# que je croise sur la route (auto et moto)!
Je passe par le village du cailar où j’admire les empègues (en provençal pèguer signifie coller), ce sont des pochoirs. A l’occasion des fêtes votives, les jeunes font devant les maisons une aubade (un chant). Les occupants font alors un don d’argent et l’empègue de l’année est apposée pour montrer que les gens ont donné. En l’occurrence VLJ, signifie vive la jeunesse. A l’origine , ceci était mené par les conscrits qui souhaitaient recevoir de l’argent pour leur voyage d’incorporation. Ces informations m’ont été expliquées par Jean Jacques , guide local de Vauvert, si vous êtes dans la région , n’hésitez pas à pédaler avec lui >> le Barjonaute.



Quelques kilomètres avant d’arriver chez Valentine , je passe devant un champs de lavandes , je ne résiste pas à l’envie de faire un bouquet pour ma copine! Val’ dans ma classe en seconde à l’école buissonnière 😉 pas étonnant que j’ai dû recommencer ma seconde en internat l’année d’après 😀


J21 Marsillargues > Montpellier, 70kms

Aujourd’hui c’est l’itinéraire des vacances de mon enfance. Je me rappelle avoir fait des arrêts à Saint-Laurent-d’Aigouze, pour aller voir la cousine de papa, la cousine Hélène. Je n’iras pas la voir, Papa a coupé les ponts avec elle, elle n’habite plus la ville.
La route est agréable je vois des chevaux et des taureaux sur le long.

J’arrive rapidement à Aigues-Mortes où j’avais été il y a 3 mois avec ma copine Clémentine (juste avant le confinement). J’adore cette ville, ses remparts, son port et ses roseaux .




Je repars en longeant les marais salants, direction Le Grau-du-Roi.


À 2 km du Grau-du-Roi j’aperçois au loin comme une montagne. En fait, non pas du tout ce sont les immeubles de la grande motte que j’aperçois déjà, ils sont tellement horribles et construit en triangle qu’on peut les apercevoir de super loin… ahhh la folie des grandeurs des années 70..! J’oublie vite cette affreuse architecture avec… Ohhhhh des flamands roses!!! ça me rend complétement gaga, je reste un bon quart d’heure à m’extasier! Et ils pêchent…. avec leur gentils becs!!! oooohhhhhh c’est trop bien!!!…



Papa m’a toujours dit: « Petit, j’adorais aller au port du Grau du Roi! ». Le voilà le fameux port!

Je pars ensuite déjeuner à La Grande-Motte au niveau du centre-ville, avec cette vue imprenable sur les immeubles.

En essayant de rejoindre la plage du couchant , je prends un raccourci par des bois, j’ai mal évalué la hauteur. Je me prends pleine tête une branche trop basse. Mes lunettes en sont tombées et ma boucle d’oreille aussi…Et vive le casque!
J’ai quand même fini par trouver cette plage…

Il est midi passé, ça y est la chaleur s’installe. 32 degrés prévus pour aujourd’hui; ressenti 43 en plein cagnard! A la plage du travers de la grande motte, je m’arrête à une douche de plage et j’en prends une! OH le bonheur, de l’eau sur les jambes, les bras et la tête. Je revis!
Entre Palavas et Montpellier, le temps s’arrête pendant le vol de flamants roses, le dessous de leurs ailes est noires et le dessus rose, visuels sublimes. Pas de clichés, un joli souvenir pour moi seule, bien rangée dans ma tête.


J’arrive à Montpellier par le centre ville.


Je suis arrivée assez tôt et j’ai le temps de faire une petite visite au Zealand Cafe chez Phil, qui m’avait hébergé en Nouvelle Zélande en 2016.

Ce soir, je dors chez Thierry qui m’a proposé de m’héberger via le groupe facebook Passion Vélo Randodo. C’est un passionné des deux roues , moto et vélo. Il m’a proposé de jeter un oeil sur Jeannette! Sympas!
J22 Montpellier > Sète, 20 kms
Thierry a remis Jeannette sur pied avec quelques réglages. Super mécano, et surtout super passionné ! ET surtout super super mec!! On se calme les filles, il est déjà pris!


Mon pot de fleurs m’a lâché, la chambre à air qui servait d’élastique à céder! Mes trèfles vont passer la journée dans ma sacoche guidon… A suivre…
Au premier feu en partant de chez Thierry, je redémarre sûrement trop fort, et une grosse douleur au genou irradie.
Je prends le TER jusqu’à Frontignan pour 4€. 30km de gagné et je m’épargne la route que j’avais déjà fait la veille… Je n’aime pas repasser deux fois au même endroit surtout parce qu’il n’y plus l’excitation de la découverte des paysages. Dans le train, le contrôleur annonce la présence potentielle de pickpockets. Des Roms ont été repérés dans le train, elles se font virer à Frontignan, pile là où je descends. Cette même gare n’a absolument aucun accès handicapé. Je ne sais pas comment font les gens qui sont en fauteuil roulant… Après avoir cherché une issue plate ou avec une pente, je me rabats donc à prendre les escaliers avec Jeannette . Ironie du sort ce sont les mêmes quatre roumaines qui viennent m’aider à descendre mon vélo. Un peu méfiante sur les bords, je serre avec mon coude, mon téléphone qui est dans ma poche. Trop peur de me le faire voler et j’avoue avoir même eu peur de me faire racketter. Au final elles m’ont demandé une petite pièce pour s’acheter à boire mais pas de racket. Je n’avais pas de pièces que ma CB, je leur ai proposé des biscuits et même de les emmener à la boulangerie pour leur payer une viennoiserie, mais ça ne les intéressait pas bizarrement.
Toujours cette grosse douleur au genou… ça brûle, ça chauffe! j’espère que je ne me suis rien déchirée. J’ai pris du paracétamol et me suis tartinée le genou d’huiles essentielles.
Arrivée à Sète, j’ai presque instantanément le générique de Candice Renoir qui me trotte dans la tête! La série est tournée à Sète. Je m’attends à la voir débouler à tout instant, dans son Scénic accompagné de son capitaine Antoine! 😀

Sète c’est également le début d’une nouvelle vélo-route qui va m’emmener jusqu’à Royan, l’objet de mon prochain article; le canal des deux mers.

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