
Arrivée à Sète après avoir traversé la Camargue, j’ai presque instantanément le générique de Candice Renoir qui me trotte dans la tête! La série est tournée à Sète. Je m’attends à la voir débouler à tout instant, dans son Scénic accompagné de son capitaine Antoine! 😀


Je suis trop contente d’être dans cette ville! Je m’attendais pas à ça… je pensais la ville plutôt plate et en fait c’est vallonné il y a le Mont Saint-Clair , bon je vais pas monter le col, désolé mais je suis toujours fâchée avec les côtes…
La vue du centre ville est magnifique, on arrive par le port et le Mont Saint-Clair est en arrière plan.

Le point noir c’est la circulation… Dense! notamment parce que il n’y a qu’une artère dans le centre, c’est très galère pour les vélos il vaut mieux descendre et marcher à côté de son vélo sur le trottoir, ça va plus vite.

Un arrêt à la pharmacie pour mon genou, elle me dit que ce que je fais est déjà très bien, je continue donc le paracétamol, l’arnica et les huiles essentielles en extérieur.
Je mange un muffin au Chocolat que Thierry (mon hôte de Montpellier )m’a confectionné sur la corniche, plaisir du ventre et des yeux ! Jugez par vous-même, la vue est sublime.


Sur 15 km jusqu’à Marseillan je longe les dunes de la plage et les campings.


Trop beau! j’ai envie de louer un mobil-home et de poser Jeannette pour piquer une tête.
A partir de Marseillan, je longe la voie rapide pour aller direction Agde, c’est tout de suite beaucoup moins charmant. Je suis désespérément à la recherche d’un petit peu d’ombre que je finis par trouver à 4 km d’Agde; lorsqu’un allemand se joint à moi. Un jeune qui lui aussi recherche un peu de fraîcheur, il vient de Bavière et part jusqu’en Espagne en vélo.
C’est après ce moment-là que je me fais piquer par un insecte, je sens comme une brûlure sur mon épaule gauche. Comme si quelqu’un m’avait écrasé une cigarette sur l’épaule (oui je connais bien cette douleur! un jeu très amusant qu’on faisait au lycée…) la douleur irradie! En fait, en tapant sur mon épaule j’ai dû enfoncer le dard. J’ai eu de la difficulté à le retirer.

Au secours maman! ça brûle!!! c’est la première fois de ma vie que je me fais piquer par une guêpe ou un bourdon, je sais pas trop ce que c’était en tout cas le dard était très pointu !!
Direction Agde, 4 km plus loin, pour trouver une pharmacie. J’arrive à l’intérieur et lui dit, un peu en panique, que je viens de me faire piquer par un insecte (elle a dû me prendre pour une gamine de 4 ans). Je lui explique que j’ai mal au genou que j’ai déjà pris de l’arnica, du paracétamol et que je suis également un traitement d’hormonothérapie suite à mon cancer. Elle me vend une boite d’anti douleur à base d’huiles essentielles, 15 balles la boîte ça fait mal au portefeuille qu’à l’épaule tout d’un coup! J’ai la vague impression que les pharmacies se sont un peu transformées en boutique commerciale.

Je pars pique-niquer juste à côté du cimetière d’Agde. J’en profite pour envoyer un message à ma copine Sandrine qui est pharmacienne et qui a eu le même cancer que moi. Je lui explique ce qui vient de m’arriver. Et lui montre ce qu’on m’a prescrit. Elle me répond quasi illico « Ne prends surtout pas ça! il y a dedans de l’huile essentielle de cyprès et de Niaouli, contre-indiqué en cas de cancer hormono dépendant ». ** GLOUPS** J ‘en ai déjà pris une gélule puisque la pharmacienne m’avait dit de le prendre immédiatement. S’ensuit une longue négociation avec la pharmacienne pour qu’elle me rembourse. La pharmacienne qui a elle même eu un cancer gynécologique, me soutient qu’il n ‘y a pas de contre indications avec les huiles essentielles. Je rappelle donc Sandrine, qui conseille à la pharmacienne du sud de jeter un œil dans on manuel d’huile essentielle, et là! Oh une sainte illumination! Il est inscrit noir sur blanc les huiles essentielles à proscrire:
Voici la liste des huiles essentielles à proscrire en raison du rôle qu’elles jouent sur les hormones – que ce soit en prise interne, en application externe et même par inhalation : sauge sclarée, anis, cajeput, camomille matricaire, cèdre de l’Atlas, céleri, cyprès de Provence, fenouil, genévrier, niaouli, patchouli, romarin à verbénone et tanaisie.
Elle me dit qu’elle n’était absolument pas au courant . Je récupère mes 15 € et lui conseille de bien s’informer… 1. c’est son job et 2. elle aussi a un cancer hormonal… BREF; j’ai quand même perdu une heure avec toutes ces histoires. Je reprends la route, direction Béziers qui se trouve à 30 bornes, c’est de là que je commencerais à longer le Canal du Midi, qui plus loin me mènera jusque chez mon frère à Toulouse. J’ai hâte!
Arrivée à Vias, ville uniquement estival, ribambelle de campings, restaurants et bars. Une pause glace à l’italienne et à la framboise.

J’ai eu bien du mal à retrouver mon chemin car la voie cyclable est fermée et il n’y a pas de déviation clairement indiquée. C’est à Portiragnes que je retrouve le canal du midi enfin! Des arbres, de l’ombre… Le bonheur!

Je retrouve les les peniches et les écluses des canaux, un vrai bonheur!


Ce soir, je dors chez Sylvie et Hervé. C’est via le site de couchsurfing que je les contacte. J’ai dores et déjà pris contact avec Sylvie dans la journée et j’ai senti au téléphone très speed et très drôle. Lorsque j’arrive chez elle, Hervé est seul à la maison , Sylvie est en virée avec une copine . Quand la porte s’ouvre , mes yeux s’écarquillent! Une maison musée! Sylvie est une collectionneuse. Elle amasse toutes sortes d’objet , principalement vintage. Je vois, je vois… un super concept pour un salon de thé 😍


Sylvie arrive et nous partons tous trois dans leur jardins à quelques kilomètres de là, le long de fameuses 9 écluses. Que c’est beau et paisible par ici.

J23 Béziers > Carcassonne, 104 kms
J’ai dormi comme un loir dans la maison musée de Sylvie. Petit déjeuner avec du gâteau au gingembre et au chocolat, parfait pour récupérer de l’énergie. Je fais un petit tour de Béziers avant de partir pour faire quelques photos.



Je m’arrête ensuite à l’office de tourisme des écluses où je fais part au monsieur de mon mécontentement quant au fléchage pourri dans la ville pour récupérer la route du canal des Deux-Mers. Il me répond « Nous ne pouvons pas flécher toutes les routes. » No comment’… Je pars donc en direction de Carcassonne en longeant le Canal du Midi et résonne en mois les commentaires de différentes personnes ayant déjà fait cette portion auparavant. « Attention le canal des Deux-Mers jusqu’à Carcassonne est tout pourri! Jonché de racines, de trous, de Cailloux ». Gros risque de crevaison en vue! En plus d’être abimée, la route est pas du tout fléchée! Je croise d’autres touristes, qui comme moi, ,sont mécontents de devoir vérifier leur GPS toutes les 5 minutes . Je me retrouve régulièrement sur de petits sentiers où il est compliqué de se croiser avec des vélos.

J’ai donc passé la journée à alterner entre ces petits chemins et la départementale (pas trop fréquentée). Forcée de constater que certes la route est peu confortable mais les paysages sont beaux!




Puis j’ai traversé les coteaux des vignes du minervois. Et les coteaux souvent… Bah ça grimpe… Et ça grimpe dur.. 🥵


Côté météo , je suis toujours dans le sud et ça se ressent… . Le soleil m’a littéralement cramé, j’ai eu beau mettre et remettre de la crème, je me sentais cuire… J’ai même prié pour avoir des nuages mais ça ne m’a pas empêché de griller!


J’arrive à 19h à Carcassonne, chez Marguerite. Elle fait rentrer Jeannette dans sa cour intérieure qu’elle partage avec ses voisins. Je trouve un petit espace sous le préau, et lui dit « tiens je peux la poser ici ». La voisine (qui était en fait en train de nous espionner) se met à la fenêtre et nous crie « vous la mettez pas là je vais étendre mon linge ! » OK Germaine tu peux être aimable aussi… ça doit être sympas la cohabitation dans l’immeuble… Nous dînons un repas végétarien et partons pour une balade nocturne dans la cité de Carcassonne. Un peu pas de charge car je ne suis pas du tout rassurée de laisser Jeannette dans la rue, bien qu’attachée… J’ai repéré des mecs bien du genre à dézinguer du vélo juste à l’entrée de la cite, ne prenons pas de risques inutiles.



J24 Carcassonne > Toulouse, 84kms
Je reprends donc ce matin la route en longeant le Canal du Midi. La route est toujours caillouteuse, pas aménagée pour les vélos et c’est assez monotone. Je décide donc de partir sur la départementale car le paysage me fatigue et m’ennuie. Finalement le terrain goudronné, ça va plus vite sauf que j’ai le vent de face du coup j’avance toujours pas. bref j’ai l’impression que la matinée ne défile pas et que je pédale complètement dans la semoule.
J’arrive finalement à castelnaudary vers 13h. Mauvais timing, toutes les charcuteries sont fermées pas l’ombre d’un cassoulet. Je récupère le TER de 14h, lorsque je les croise à la gare un jeune homme m’a proposé de descendre Jeannette dans les escaliers car pas d’accès handicapé.



Non mais moi j’ai faim! Même si j’ai pédalé dans la semoule, j’ ai pas grignoté. Je m’achète un sandwich au troquet du coin , 3€ le sandwich au fromage. Innocente, je m’attendais à un sandwich brie avec de la salade…

Direction Villefranche-de-Lauragais je gagne ainsi environ 20 km et environ 2h. C’est à peu près à ce niveau-là que les maisons deviennent rose on a déjà un pied dans le pays toulousain et c’est surtout à ce niveau-là que le parcours du Canal du Midi est enfin goudronné! AVE César! je récupère le fléchage à Gardouch, je constate que tous les gens sont extrêmement sympas tout le monde me dit bonjour! cyclistes et randonneurs. Je me régale du paysage. une succession de péniches toutes aussi jolies les unes que les autres!





J’arrive à Toulouse en pleine heure de pointe! ça grouille de vélo, et franchement je ne suis pas très à l’aise car vraiment certains ne respectent pas du tout le code de la route, et je parle bien des vélos! J’arrive chez mon frère, enfin ! Je vais me reposer 4 jours en Famille!



Nous en avons aussi profité pour faire un tour dans le Tarn et notamment visité Caylus, Saint Antonin Noble Val, Cordes sur ciel.





J25 Toulouse > Moissac, 71 kms
Levée 7h30. J’accompagne mes neveux et nièces au centre aéré pour un dernier bisou. Retour avec Guigui à la maison et premier coup de pédale à 10h30. Je récupère la route quasi directement à côté de chez Guillaume, c’est cool je vais longer le canal latéral de la Garonne. Entre canal et arbres, un peu d’ombre bien appréciable, vu la chaleur annoncée. Au bout de 10 km, un arrêt pipi s’impose, et grâce à ma souplesse légendaire , je repars la jambe éclaboussée… Jeannette aussi est refaite, elle a roulé dans une crotte… Les deux font la paire! La matinée défile ainsi au gré du canal et des bateaux y flottant.




Je fais une pause déjeuner à Montech sur une aire de pique-nique où il y a environ 7 tables parfait. J’invite à ma table ombragée, un couple d’hommes néerlandais ou Luxembourgeois qi viennent de se garer avec leur camping car; les autres tables étant au soleil , ils acceptent l’invitation . Moi qui pensait converser, c’est loupé , pas bavard les monsieur.

Je repars en direction de Castelsarrasin, je m’arrête sur la place de l’hôtel de ville pour boire un Perrier et aller au toilette surtout! L’église St Sauveur mérite son coup d’oeil ; et le port est charmant.


Je reprends la route pour Moissac à 8 km de là. Arrivée sur place, le port offre une jolie vue. Je m’engouffre vers le centre-ville pour trouver la fameuse Abbaye Saint Pierre de Moissac. Ici je suis sur une étape du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. L’abbaye est splendide, son tympan aussi elle est reconnue pour être le plus beau cloître roman du monde. Je n’aurais pas la chance de le visiter car déjà fermé lorsque j’arrive et n’ouvre qu’à 10h le lendemain matin. Selon l’épicier du coin le la visite en vaut le détour, il l’a fait chaque année juste pour le plaisir et en visite guidée.





Je rejoins Élodie chez elle pour 18h30 bien qu’elle ait encore un peu de télétravail. Les sujets de conversation ne manquent pas. Elle a voyagé en duo en Australie et en Nouvelle-Zélande ainsi qu’Amérique du Sud… à vélo bien sûr! Quelle source d’inspiration… Côté professionnelle aussi elle est très inspirante, elle vient d’ouvrir son cabinet de coaching .
J26 Moissac > Agen, 56 kms
il est 9h, je rejoins quasi immédiatement la vélo-route qui se confond avec le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. La route est parfaitement aménagé, merci Saint-Jacques. Et le paysage superbe avec le soleil, les herbes et les arbres se reflètent dans le canal.


En arrivant à Valence d’Agen, je prends l’itinéraire vers Auvillar qui me fait sortir du canal. 6km de plus, avec une mega côte. 50m de dénivelle positif sur 1km (c’est peut être rien pour certains, mais pour c’est raide) Le village a été élu plus beau de France, et la côte en valait largement la chandelle!





Pour le retour pas d autres options que de repartir vers Valence d’Agen et récupérer l’itinéraire initial. Je fais une pause à St Jean de Thurac où une aire de pique nique a été installée à l’entrée du village. Je savoure un taboulé acheté un peu plus tôt à l’épicerie d’Auvillar. Ça me cale bien, et ca me redonne l’énergie pour les derniers 12km.
J’arrive à Agen vers 16h, pile à temps pour que Thibault , mon hôte m’ouvre la porte avant de filer à un rendez vous médical. Le temps qu’il revienne je prends une bonne douche et suis prête pour aller visiter la ville. De nouveau, je tombe sur globe trotteur. Thibault a parcouru l’Asie, la Nouvelle Zélande et l’Australie à vélo.
A Agen, il y a un long pont canal, on est « censé » descendre de vélo pour le traverser, dans les faits personne ne le fait; Bon bah je vais faire comme tout le monde alors… ça m’arrange bien… Thibault habite en centre ville d’Agen , non loin d’un quartier où les maisons sont à colombages. Je les ai cherché partout mais je n’ai jamais trouvé les pruneaux d’Agen! 😉




J27 Agen > Marmande, 70 kms
La journée commence en bonne compagnie, Thibault m’accompagne sur 8 km. Nous avons fait auparavant une halte à Biocoop pour que je recharge mes sachets de graines. Me voilà pleine d’énergie pour le reste du tu périple.


Le début de l’itinéraire est super agréable tout est à l’ombre, je traverse des bois . Tout le long du canal, il y a pas mal de cyclo voyageurs, tout le monde souhaite profiter de la fraicheur avant la tombée de la chaleur vers midi ou 14h.
J’ai voulu pique niquer sur l’aire de Damazan déserte et équipée de 2 tables. A peine assise, j’ai vu arriver une dizaine de mecs, casquette à l’envers, parler wesh wesh, pizza et McDo à la main. Euh, en fait j’étais venu là pour être tranquille… Bim ils mettent leur musique ( de merde, oui Jul et ses copains c’est de la merde :p ). OK viens Jeannette on se tire… On a bien fait! A peine 2 km plus loin, un petit ponton nous attendait pour nous délecter de nos traditionnelles sardines.

Je m’accorde 10 km plus tard une pause Perrier et glace à Fourques sur Garonne dans une guingette au bord de l’eau. Il y a un peu d’air frais ça me fait du bien, j’y reste une heure pour décompresser.

Je longe la départementale direction marmande, celle-ci est équipée d’une piste cyclable, ça se fait très facilement et c’est plat. Ce soir je dors chez Audrey (une amie d’amie) qui dort chez ses parents, je suis toute seule pour la première fois depuis 5 semaines. ça me fait du bien de pouvoir me ressourcer et me reposer.
En attendant , course chez le charcutier (manger chez le charcutier, un de mes petits plaisirs de voyage) et visite de ville. Le must to see est l’église Notre Dame de Marmande et notamment son cloître.



J28 Marmande > Libourne, 80kms
j’ai petit déjeuné avec Audrey à grands coups de madeleines (miaaaammm j’adoooore les madeleines) Je longe des champs de tournesol en allant récupèrer la voie verte.


Ce matin le temps est couvert, il y a un peu de vent. Ca fait du bien après ces derniers jours de chaleur. A 3 km de La Réole, un homme me fait signe mais se demande si oui la direction de Toulouse. On discute environ 1h. Il est fatigué ça fait un mois et demi qu’il est sur son vélo et commence à avoir des douleurs un peu partout notamment gastrique et pense qu’il va rentrer en train jusqu’à Lille. Il m’a dit avoir cherché partout de bonnes frites mais n’en avoir jamais trouvé. Il paraît que les seules bonnes frites en France sont dans le Nord (on verra si la légende est vrai que je pédalerai sur la vélomaritime). Le temps de cette discussion, les nuages se sont dispersés et le soleil a fait place la chaleur. je passe à travers champs pour rejoindre La Réole.

A Partir de La Réole ça commence à grimper.


Et c’est pas fini, les grimpettes s’enchainent sur 20 kilomètres à Sauveterre-de-Guyenne. Le physique et le mental en prennent un sacré coup!!!


J’arrive à Sauveterre-de-Guyenne vers 14h30 et me trouve un coin en centre-ville pour manger.


Un pépé qui vient poster sa lettre s’attarde pour me faire la discussion. Pendant ce temps , un mec à sa fenêtre se met à gueuler à un type qui passe « Héé enlève ton masque! je veux pas te voir avec ce truc sur le nez! Enlève moi cette merde! » Euh bonjour l’ambiance. Mon pépé mle dit que c’est normal , c’est le simplet du village qui gueule et qu’il a pas la lumière à tous les étages… Le Covid va pas l’aider à trouver l’interrupteur…
Après ce bain de population locale , je décide d’annuler sur un coup de tête, mon warmshower qui était prévu à Sauveterre et de continuer sur 35 prochains kilomètres pour aller jusque chez Christophe (un copain) à Libourne. Mes hôtes prennent très mal cette annulation de dernière minute et m’incendient au téléphone. Désolé.
Après Sauveterre , je m’engouffre sur la fameuse piste cyclable Roger Labépie, qui se trouve sur une ancienne voie de chemin de fer. La piste est parfaitement aménagée et bitumée, un pur bonheur!


Bonheur qui ne durera pas sur les 15 derniers kilomètres car je sors de l’itinéraire officiel pour rejoindre Libourne et je dois partager la départementale avec les voitures… Les bordelais sont des fous du volant! En revanche , le paysage est sympas car je suis au cœur des vignobles bordelais


J’ai pris soin de ne pas prévenir Christophe de mon arrivée. J’imagine qu’il ne doit pas être bien loin car il m’avait promis de venir avec moi faire du vélo dès le lendemain. J’arrive chez lui et il n’est pas là! Bravo pour la surprise! Bon pas là mais les fenêtres sont ouvertes et j’entends son téléphone sonner. Je l’imagine, comme tout bon fonctionnaire qui se respecte , faire une petite sieste après semaine de travail bien chargé. Le voilà qui pointe son nez, 5 minutes après mon arrivée, avec des amis. Il était faire une promenade à vélo. La surprise fait son petit effet! Il en revient pas de me voir là. Ils avaient prévu d’aller au resto ce soir, parfait! Je m’incruste!:D et vu le cadre…. J’ai bien fait! La terrasse rouge est le lieu parfait pour célébrer mes 2100km parcourus…



J29 Libourne > Bordeaux, 56 kms
Oulala Monsieur le fonctionnaire a bien du mal à se bouger ce matin. C’est son premier jour de vacances d’été , mon prof de math préféré est en vacances pour un mois et demi mais alors dis donc le démarrage est dur (à moins que ce ne soit normal , ce levé diesel 😉 ). Départ à 11h15…On va se prendre le cagnard en pleine truffe mais nous n’avons que 50 km à parcourir ça devrait donc aller.
Objectif Créon, mais alors méga côtes en vue au cœur des vignobles!


Une pause s’impose à Creon; jambon, vache qui rit le long de la piste Lapebie…

Cette fameuse piste , on s’y engoufre après le déjeuner et c’est un vrai bonheur! Elle est plate, parfaitement plate, si parfaite et si ombragée que Jeannette fait en moyenne du 20km/h!

Nous arrivons à Bordeaux par la Rive droite et sa succession de jolis et immenses portails abritant des demeures dont on imagine pas le prix… En s’approchant du pont de pierre, nous croisons Seb, l’ami de Christophe qui va nous héberger ce soir. Il est venu à notre rencontre en vélo, il nous pensait plus lent… Il va donc continuer son petit tour et nous allons continuer jusqu’au miroir d’eau pour se rafraichir.



Nous profitons du reste de la journée pour visiter un peu Bordeaux, bien qu’on la connaisse déjà tous les deux. Le plaisir d’être un bon touriste ne s’éteint jamais 😀 On s’esclaffe devant les statues du toit du théâtre qui elles aussi portent le masque.




Seb et Manon, les mais de Christophe nous ont rejoint pour l’apéro puis pour une session pizza place St Michel à Bordeaux. Seb nous avoue s’être pris une grosse gamelle, l’après midi lors de sa sortie vélo… Il ne cesse de se demander pourquoi lui tombe sur une sortie vélo de 20 min et moi pas un bobo en 2000km… ahahah! Parce que je suis une vraie Jeannie Longo, mon gars!

J30 Bordeaux > Saint Palais, 74kms
On commence la journée à 10h. 1h de mieux que la veille! bravo Christophe, tu as réussi à te lever plus tôt :D. Nous partons de Bordeaux par la rue Ste Catherine puis en longeant les quais; ainsi nous arrivons repidement à Bordeaux Lac. Le fléchage est bon.


Christophe a besoin de regonfler ses pneus. Son pote, Seb, nous avait conseillé de s’arrêter dans une station totale pour regonfler les pneus. Le plan semble intéressant sauf que l’embout n’est pas le bon… Et au lieu de gonfler les pneus , ça les dégonfle complétement. Je peux pas m’empêcher d’exploser de rire… Y a qu’à lui que ça arrive… Bah voilà y a plus qu’à gonfler à la main avec sa petite pompe!

Nous traversons ainsi le Médoc et ses vignes, sans trop s’arrêter car nous avons un impératif horaire avec le ferry.




Arrivée à Lamarque le ferry arrive dans 30 min, ça nous laisse assez de temps pour savourer un bon sandwich au pâté.


Sur le ferry,il y a très peu de monde en ce dimanche du weekend du 14 juillet.




Arrivés à Blaye et sa citadelle, la fête foraine est en place. Nous entrons dans la jolie citadelle où nous déambulons et nous régalons d’une glace et de rafraîchissements.








Nous passons à l’office de tourisme où nous déterminons un camping où dormir pour ce soir. Celui de Saint-Palais, le seul ouvert dans les alentours. Pour y aller , il y a quand même à parcourir 25 km dont 15 sur une piste cyclable à l’ombre.


10 km par la départementale et à travers les coteaux du vignoble ! et re bonjour les montées. les 10 derniers kilomètres ont été vraiment difficiles.


Nous sommes extrêmement heureux d’arriver enfin en camping 3 étoiles avec piscine, on installe rapidos la tente et on part se faire une grosse bombe dans la pistoche!



Petite partie de Molky etr apéro avec Christophe. Et repas à base de ravioles; les propriétaires sont de la Drôme Christophe se régale pour ses premières ravioles du Dauphiné. En dessert une dame blanche et Magnum! ooohhh la belle vie!



Avant d’aller se coucher, une petite photo avec nos amis les bêtes, présentes au sein du camping.

J31 St Palais > St Georges de Didonne, 74 kms
Levés vers 7h30 après le petit déjeuner et un petit plouf dans la piscine pour Christophe.
Par contre les proprio sont un peu à côté de la plaque; ils reprennent le camping après une reconversion professionnelle. Le gérant nous a annoncé dès notre arrivée, qu’il n’y avait qu’un menu à la carte car il ne s’était pas rendu compte qu’on était dimanche et qu’il n’avait pas anticipé le réapprovisionnement leur stock. No comment’… Plus tard lorsque j’ai demandé quelques accompagnement apéritif pour accompagner nos bières. La jeune fille au bar nous a répondu « ah ben je sais pas s’il y en a il faut demander au propriétaire aller la voir elle est là-bas »… Le lendemain matin 6,25 € le petit déjeuner pour 2 tranches de pain chacun et un croissant un jus d’orange servi à la bouteille devant nous-mêmes par la gérante, le croissant amené à la main (pas dans une corbeille). Ici Covid free apparemment… Lorsque j’ai demandé s’ils avaient le journal du jour ils m’ont répondu « ah ah non madame, on a pas le journal, les news c’est anxiogène, nous n’avons pas de ça chez nous! » . Oui mais peut-être que les touristes ont envie de lire le journal… « non non non ça sert à rien quand on est en vacances on lit pas le journal » ! La plaisanterie continue quand on souhaite accéder à la piscine qui ouvre normalement à 10h. 10h10… Lorsque je demande si on peut y accéder « ah bah non mais il faut faire les tests et puis moi je sais pas faire parce que mon mari est parti chez le dentiste, blablabla… » Service client , zéro pointé! Malgré une volonté de bien faire…
Nous partons donc en direction de Saint-Bonnet-sur-Gironde avec une énorme côte dès le départ qui nous oblige à descendre du vélo. Y a du caillou et c’est très très raide. Heureusement, Christophe est là pour pousser Jeannette car elle est très très lourde, surtout avec un tel dénivelé.

A l’entrée de Saint-Bonnet-sur-Gironde, nous nous arrêtons chez un producteur de Pineau des Charentes et de Cognac, une halte pour un achat de souvenirs pour Christophe. Les deux propriétaires sont absolument adorables, 2 pépites. Certes ils n’ont pas de piscine mais c’est chez eux qu’on aurait dû aller dormir!


La patronne nous conseille d’aller faire un tour à Vitrezay. Bien disciplinés , nous nous exécutons. Le port n’est pas exceptionnel et tout est fermé, le snack, le passeur… C’est là que nos chemins se séparent avec Christophe; il est temps pour lui de rentrer à Libourne.


De mon côté , je pars en direction de Royan , la route longe l’estuaire, c’est très sauvage et très beau.
15 km de pédalage en plein cagnard, très très difficile. J’ai régulièrement Christophe, sur whatsapp, qui me confirme que de son côté aussi il a peu d’ombre. J’arrive à Saint Fort sur Gironde où je déjeune à l’ombre…des sardines bien sûr et en dessert , un petit souvenir de Bordeaux! Il y a là-bas un joli petit snack vraiment pas cher, à garder en tête pour les prochaines fois.



S’ensuit environ 10 km plus loin une énorme côte! Impossible!c’est Ultra raide, je vais jamais y arriver même en poussant! ça glisse à cause des cailloux, je passe 15 minutes vraiment pénibles.


Je passe par le port de Mortagne sur Gironde.

C’est à partir de là que les côtes s’enchainent mais généralement, qui dit montées dit vue magnifique. On se croirait presque en Bretagne! en revanche c’est noir de monde! ça y est les touristes sont là , logique on est plein week end du 14 juillet. J’ai pas du tout envie de me mêler à la foule.



Non loin de là, le village de Meschers d’où on arrive par le port offre une vue imprenable sur l’estuaire et ses petites pêcheries. C’est aussi ici que je m’embrouille avec la nana du Point Info Service à qui je demande s’il existe un point d’eau gratuit pour les vélos. Elle me répond « je n’en sais rien, au pire vous avez qu’à aller au Super U, vous achetez de l’eau, c’est pas pour le prix que ça coûte…. » Non mais c’est pas une question de prix mais de logistique! Je cherche un point d’eau gratuit, je ne cherche pas à aller faire mes courses avec un vélo chargé de sacoches et que je ne pourrais pas avoir en surveillance visuelle. Bon j’ai à faire à une vedette… Finalement de l’eau, j’en trouve un peu plus loin en remontant une côte auprès d’un monsieur qui se trouve devant chez lui et qui accepte de me remplir gratuitement et qui m’informe qu’il y avait un robinet d’eau potable et gratuit à la capitainerie.
Entre Meschers et Saint-Georges-de-Didonne, les côtes continuent encore mais la fatigue accumulée de la journée et les grosses chaleurs les rend vraiment difficiles. J’ai envie de poser Jeannette par terre de m’asseoir et de pleurer. Je suis trop fatiguée nerveusement, ça a été vraiment éprouvant aujourd’hui.
J’arrive ENFIN chez Benoît et Dominique; elle était mon infirmière libérale pendant mon cancer, elle a désormais pris sa retraite un peu plus au Sud. Dominique est toujours fidèle à elle-même avec cette bienveillance et cette sérénité constante qui fait retomber immédiatement tous mes nerfs . Me voilà accueilli avec du melon j’en rêvais depuis quelques jours et voilà Doumé et Benoit l’ont fait.

J’ai dormi comme un gros bébé une nuit de 8/9h. Doumé m’a offert un joli petit bandeau pour les cheveux juste parfait, je l’adore! Elle est est repartie travailler lorsque je me lève et m’a laissé un petit mot sur la table du petit déjeuner. Je repars avec la certitude que je reviendrai car le séjour a été trop court et toujours bienveillant auprès d’eux. Benoît m’emmène jusqu’à la sortie de Rochefort pour me raccourcir un peu la journée. De là je récupère l’itinéraire officiel de la Vélodyssée.


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